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Pourquoi souffrons-nous ? | Soigner son cœur

Je vous invite dans cet article à une retranscription traduite de la conférence de Yasmine Mogahed, sur le thème de l’épreuve, la souffrance et comment y remédier, tenue à Paris le 17 novembre 2019, en espérant avoir repris ses propos le plus fidèlement possible. J’ai parfois, volontairement, détaillé une idée avec mes mots personnels afin de saisir avec précision le message voulu.

« I suffered. I learned, I changed » Yasmin Mogahed

Paris, 17 novembre 2019.

On est tous à la recherche de quelque chose dans cette vie. On a tous un idéal que l’on souhaite atteindre à travers des rêves, une manière de vivre, une certaine définition du bonheur que l’on se fait. Mais posez-vous deux minutes. Réfléchissez y intensément. Que voulez-vous ? Que recherchez-vous ? Quels sont vos objectifs de vie ?

Ok alors maintenant regardez plusieurs choses: sont-ils en cohérence avec ce qu’Allah attend de vous dans cette vie ici bas? Vous permettront-ils d’accéder à une meilleure place dans la vie de l’au-delà ? Pensez-vous que la réalisation de ces rêves vous rendront plus heureux ? Si oui, alors redoublez de doua (invocations) en cet instant pour qu’Allah vous accorde ce qu’il y a de meilleur fi dounia wa akhira.

Maintenant, faisons un constat plus réaliste: où en êtes-vous exactement aujourd’hui pour arriver à réaliser vos souhaits. Peut-être vous vous dites que vous vous y mettrez plus tard, pris dans d’autres projets. Peut-être vous ne croyez pas en vous et vous n’osez pas vous lancer. Ou bien peut-être vous n’y pensez même plus car noyé dans les problèmes de la vie. Peut-être traversez-vous une phase où vous êtes juste dans la survie, tenter d’arriver au lendemain à travers toutes les difficultés, épreuves, imprévus que la vie vous tend jour après jour. Et puis vous êtes juste las… vous vous demandez pourquoi continuer à se battre après tout? A quoi bon ? Vous n’y arriverez pas à aller là où vous le souhaiter. Tout vous parait si insurmontable, vous avez juste envie que toute cette souffrance s’arrête. C’est là que doit s’activer toute la puissance d’être un croyant: al tawakkul, faire confiance à Allah. Lever le pied. Arrêter de se soucier de la subsistance de demain. Alors pourquoi cette souffrance est toujours là ? Cette douleur qui vous prend par les entrailles et ne vous lâche pas, vous laissant dans un état de fatigue perpétuelle, une faiblesse morale continue, un épuisement même dans vos devoirs spirituels les plus basiques ?

I SUFFERED

Pourquoi souffrons-nous ? Cette vie ne sera jamais parfaite. Qu’on se le dise. Cela vaut pour tout le monde. Croyants ou non. Riches ou pauvres. En bonne santé ou malades. Jeunes ou âgés. Mais on a une certitude infaillible: cette vie est transitoire, temporaire. Un jour, nous ne serons plus là, et tous ces soucis qui nous semblent interminables s’envoleront en un éclat.

«  La peine est inévitable mais la souffrance est optionnelle »

Ce proverbe bouddhiste nous illustre bien que c’est nous mêmes qui choisissons comment nous allons vivre les douleurs inévitables de cette vie. Souffrir est quelque chose de bien plus élevé que la peine, la tristesse, la douleur. Ne vous êtes pas demander si ce qu’il vous arrive est en fait un bien pour vous. Il ne faut pas adopter cette philosophie en se disant qu’il n’arrive pas de mauvais choses aux bonnes personnes ». C’est faux. C’est un problème de croyance. Pire, c’est comme si on osait se plaindre à Allah de Lui et Ses plans «Ya Allah, pourquoi cette épreuve? » En tant que croyant, on doit plutôt se dire que n’importe quel mal qui nous touche est un bien qui nous arrive, parfois on en saisit la sagesse, parfois  jamais, mais cela fait partie des plans d’Allah. Ne jamais douter que chaque chose qu’il nous arrive est un kheir divin qu’on doit pleinement accepter. Certains se demandent comment différencie-t-on la punition divine de l’épreuve qui touche le croyant ? Et bien cela dépend de la réponse face à celle-ci. Cette épreuve nous éloigne-t-elle d’Allah ? Ou au contraire elle nous rapproche d’Allah.

Imaginez vous dans un hôtel pour une nuit. Cet oreiller si dur, horrible. Les autres touristes qui chahutent et crient dans le couloir vous réveillant plusieurs fois, cette chambre si petite où vous peinez à vous mouvoir sans toucher le mobilier ou vos affaires personnelles. Mais c’est pas grave. C’est pour une nuit. Demain, vous retrouverez votre chez-soi. Vous n’allez pas commencer à investir pour changer le mobilier de cette chambre d’hôtel, ça serait stupide. Non plutôt, vous prenez sur vous, vous vous concentrez sur le positif: au moins vous avez une chambre d’hôtel, vous êtes au chaud, vous avez un endroit où passer la nuit. Imaginez maintenant cette dounia à l’image de cette chambre d’hôtel. Inconfortable, pas comme imaginée, mais provisoire.

Ibn ‘Omar (رضي الله عنهما) rapporte : Le Prophète me prit par l’épaule et me dit : « Sois dans ce monde comme un étranger ou un passant. » Ibn ‘Omar disait : « Lorsque tu parviens au soir, n’attends pas le lendemain, et parvenu au matin, n’attends pas le soir. Tire avantage de ta santé avant ta maladie et de ta vie avant ta mort. » [Bukhari, riyad as-salihin n°471]

عن ابن عمر (رضي الله عنهما) قال: أخذ رسول الله صلى الله عليه وسلم بمنكبي فقال:  كن فى الدنيا كأنك غريب أو عابر سبيل”.
وكان ابن عمر رضي الله عنهما يقول: “إذا أمسيت، فلا تنتظر الصباح، وإذا أصبحت، فلا تنتظر المساء، وخذ من صحتك لمرضك، ومن حياتك لموتكرواه البخاري، كتاب رياض الصالحين ٤٧١

Ainsi, souffrir lors d’une épreuve ou non, dépend de l’attitude que l’on va adopter. Quels sont les différents éléments qui nous amènent à cette souffrance ?

 

1. On s’attache trop à cette vie, voire même plus qu’à Allah.

On ne sait plus apprécier les bienfaits qu’Allah nous donne. On court après le matériel, la course aux like, les autres (nos époux, nos enfants occupent toute la place), la réussite socio-professionnelle.

« La course aux richesses vous distrait, jusqu’à ce que vous visitiez les tombes. » S102V1-2

أَلْهَىٰكُمُ ٱلتَّكَاثُرُ حَتَّىٰ زُرْتُمُ ٱلْمَقَابِر

Imaginez que vous achetiez une voiture. Celle-ci a besoin de diesel pour fonctionner. Mais vous avez du jus de fruits à votre disposition, facilement, vous n’avez pas envie d’aller jusque la station essence, payer je ne sais combien alors c’est tout vous vous dites c’est tout je vais mettre du jus de fruit dans le réservoir. Que va t-il se passer ? La voiture ne va pas rouler, pire cela va endommager le moteur. C’est la même chose pour nous. Pour nos coeurs. Une seule chose lui est vital: l’amour d’Allah. Si on y met autre chose, cela va détruire le coeur et nous mènera à la souffrance.

لا إله إلا الله

Rient d’autre ne peut être dans notre coeur. Rien d’autre ne nous rendra heureux. Le reste le détruira. Le reste nous rendra malheureux. Sans le tawhid (unicité d’Allah), on ressentira toujours un vide au fond de nous qu’on n’arrivera pas à combler, qu’importe tout l’or du monde, la célébrité. Si vous aimez quelque chose plus qu’Allah et ses prophètes, même vos parents, enfants, ça se retournera contre vous. Si on les place au dessus, ils seront la cause de nos grandes souffrances. On ne pourra pas blâmer le jus d’orange, c’est nous-mêmes qui avons rempli nos coeurs du mauvais contenu.

2. S’attacher aux cadeaux que l’on reçoit (famille, enfants, travail…) plus que Celui qui nous les offre.

On prend et on oublie qui donne. Allah a fait des cadeaux une Rahma pour se rappeler qu’on s’aime en Lui. Malheureusement ces cadeaux sont devenus une distraction pour nous éloigner de Lui. Il faut exprimer sa reconnaissance, sa gratitude à Allah seul. On ne peut oser blâmer Allah d’être malheureux quand on a mis autre chose que Lui au centre de son coeur.

« Et il y a parmi les gens certains qui prennent en dehors d’Allah, des égaux (statuts) à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand les injustes verront (encourront ) un châtiment , ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu’Allah est dur en châtiment ,si seulement ils savaient. » S2V165

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَتَّخِذُ مِن دُونِ اللّهِ أَندَاداً يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللّهِ وَالَّذِينَ آمَنُواْ أَشَدُّ حُبًّا لِّلّهِ وَلَوْ يَرَى الَّذِينَ ظَلَمُواْ إِذْ يَرَوْنَ الْعَذَابَ أَنَّ الْقُوَّةَ لِلّهِ جَمِيعاً وَأَنَّ اللّهَ شَدِيدُ الْعَذَابِ 

Ainsi, si vous mettez votre époux, vos enfants, votre travail, vos biens au centre de vos coeurs et préoccupations, ne vous étonnez pas qu’ils deviennent la source de vos souffrances. Qu’est un mariage lorsque les enfants sont au centre ? Un jour ces enfants grandiront et s’en iront. Qu’en restera-t-il alors de la relation des parents basé habituellement sur les enfants? Rien. Ils seront un couple d’étrangers qui vivent sous le même toit car n’ont pas placé Allah au centre de leur relation. Si l’on veut une famille forte, il faut construire une fondation solide, basé sur l’amour d’Allah et rien d’autre. Ainsi, peu importe les épreuves qui pèseront sur cette famille, ils en seront que plus forts. C’est la même chose concernant le travail, nos biens matériels. Ce travail qui peut nous rendre malade si placé au centre de nos vies. Cela ne signifie pas que l’on ne peut aimer nos enfants ou nos métiers mais c’est différent de l’amour de ce que pourquoi on vit et pourquoi on meurt. Aimer oui, adorer non. Seulement et exclusivement pour Allah. Certaines personnes, surtout les femmes, ont la religion de ce que l’on peut penser d’elles, phénomène exacerbé par les réseaux sociaux. Elles sont littéralement esclaves du regard des autres, vont vivre en fonction. Puis s’étonnent ensuite de se sentir oppressées, de n’être jamais satisfaites, d’envier les autres… elles se sont mises elles-mêmes dans cette situation en portant trop d’attention à quelque chose qui n’aurait jamais du être au centre de leurs préoccupations. En vérité, la seule personne libre c’est celle qui n’est esclave que d’Allah et rien d’autres, libérée de toute chaine que cette société peut faussement illustrer comme modèles de liberté: la mode, la célébrité, la réussite sociale, l’accumulation de biens matériels. Peu importe ce que la société dit, elle évolue, et aujourd’hui elle peut contredire ce qu’elle avancera demain comme vérité absolue. Chaque société a son époque, son espace. Ce n’est pas fiable contrairement à la parole d’Allah, immuable.

D’après Thawban (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les différentes communautés sont sur le point de se regrouper contre vous comme se regroupent les gens qui mangent autour d’un plat ». Une personne a dit: Est ce que la cause de cela est que nous serons peu nombreux ce jour-là ? Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ce jour-là, vous serez plutôt nombreux. Mais vous serez comme l’écume du torrent (*). Allah va retirer des coeurs de vos ennemis la peur qu’ils avaient de vous et il mettra dans vos coeurs le -wahn- ». Une personne a dit: Ô Messager d’Allah! Qu’est ce que le -wahn- ? Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « L’amour de l’ici-bas et le fait de détester la mort ». (Rapporté par Abou Daoud et authentifié par cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°958)

Ce hadith illustre la raison de la faiblesse de la communauté musulmane de nos jours. C’est pour cela que nos ennemis ne nous craignent pas.

3. On se rebelle contre Allah et Ses commandements.

Allah nous a livré un mode d’emploi, le Qor’an, et le prophète Mohammad, sws, pour nous expliquer comment nous devons mener cette vie. Et nous, que faisons-nous ? On fait preuve de désobéissance.

Quand vous allez chez le médecin parce que vous êtes malades, vous attendez un diagnostic et la manière d’être traité. Vous suivez à la lettre les recommandations du médecin. Vous devez prendre tel médicament à telle heure, arrêter telle pratique néfaste afin de guérir. Allez-vous prendre du poison pour guérir? Bien sûr que non. Et si on prend du poison et que nous allons très mal, allons nous blâmer le médecin de notre état? Non plus. Car nous savons qu’il n’y a que nous-mêmes qui sommes responsables de notre état actuel. Avec Allah, c’est la même chose. Comment pensez-vous allez mieux en commettant du Haram ? Comment pensez-vous être heureux en désobéissant à Ses ordres ?

Chaque pêché est comme un point noir qui apparait dans notre coeur. Plus on commet de pêchés et plus notre coeur va noircir, devenir malade, voire mourir. Et c’est le repentir qui va venir laver ces pêchés de notre coeur. Une personne qui ne se repent pas c’est comme une personne qui ne se lave jamais. Multiplier le repentir à chaque instant pour éviter que votre coeur noircisse. Chaque humain commet et va commettre des pêchés. Nous ne sommes pas parfaits et le seront jamais, c’est indéniable. Seulement il y a une différence entre vivre une vie dans le pêché sans rien y changer et commettre des pêchés mais se repentir sans cesse. Un des grands pièges de Sheytan est de nous faire croire que si l’on fait du mal, il faut arrêter le bien « tu as menti et tu vas aller prier, quel hypocrite » « pourquoi continuer à porter le Hijab alors que tu fais ça » Or il ne faut jamais perdre espoir, jamais abandonner.

Lorsque vous mettez le GPS, vous suivez une route pour arriver à tel endroit le plus vite possible. Vous vous trompez de route, que faites-vous ? Vous faites demi tour, vous recalculer votre trajet pour arriver à destination. Vous n’allez pas dire c’est pas grave je continue sur ce mauvais chemin en espérant arriver à la bonne destination. C’est complètement absurde. C’est la même chose pour la vie, ce n’est pas parce que vous avez pris un mauvais tournant que fatalement vous ne pouvez plus revenir en arrière. Vous pouvez toujours changer et revenir sur le bon chemin.

Et puis, il y a tellement de jugements entre nous, au lieu de s’entraider dans les difficultés de la vie. Si vous voyez quelqu’un se noyer, vous allez essayer de le secourir, lui donner des conseils, vous n’allez pas lui dire « ben vas-y noie toi qu’est ce que tu attends » Faisons preuve de clémence, Rahma entre nous. Allah est espoir. Sheytan est désespoir.

4. On ne fait rien pour changer.

On se trouve dans une situation où nous éprouvons de la peine, voire de la souffrance. Et pourtant, nous n’oeuvrons pas tellement pour changer la situation, nous nous lamentons sur notre sort, nous sommes dans la plainte. On doit pouvoir condamner le blâmable, ne serait-ce qu’avec le coeur, c’est le minimum de la foi. Pour arrêter de subir une situation, il faut faire quelque chose de différent à ce qui nous a amené ici aujourd’hui. Si ça ne marche pas ce jour, c’est que ce qu’on a pu faire n’est pas la bonne manière. Il faut tout revoir et décider vraiment vouloir changer. Sans cette prise de conscience, le changement ne pourra s’opérer. Et Allah ne change pas l’état d’un peuple tant qu’on ne change pas nous même de l’intérieur.

5. Nous persistons dans nos mauvaises habitudes.

Nos mauvaises habitudes tuent nos coeurs. Actuellement, nos yeux sont constamment exposés à du poison, porte ouverte à la tentation, au pêché. A qui est-ce la faute si on se fait cambrioler alors qu’on a laissé la porte ouverte ? C’est la même chose, comment s’étonner que nous allons mal alors que nous ne protégeons pas nos coeurs ? Et le pire, c’est qu’on a normalisé cette attitude néfaste. Prenons l’exemple des réseaux sociaux. On ne baisse plus le regard. Allah nous a pourtant commandé de ne pas maintenir le regard sur les choses qui sont blâmables. Ce n’est pas que le sexe opposé. C’est tout ce qui peut rendre notre coeur malade: observer la vie des gens, ce qu’ils possèdent, comment ils s’habillent, leurs habitudes de vie, les voyages, la mixité… Tomber ainsi dans la jalousie, l’envie, la médisance, le commérage, remplir sa vie de superficialité. Sheytan nous fait croire que ce que nous voyons est mieux que notre réalité, entrainant insatisfaction, ingratitude et tristesse dans le coeur. Le haram apparait mieux que le halal.

Quand on reçoit un nouveau meuble, que fait-on? Nous lisons la notice que nous suivons consciencieusement afin de l’utiliser de manière convenable. Allah nous a donné un manuel également pour nos âmes et coeurs, et nous que fait-on? On le jette à la poubelle pour cette dounia.

I LEARNED

Nos coeurs suffoquent. Comment faire revivre nos coeurs peinés, morts, malades ?

1) La salât

Quel est l’oxygène de nos coeurs d’un point de vue spirituel ? La prière. La salât est venue comme prescriptions à des heures précises, tel un médecin administrant un médicament à telle heure. Ecoutons nous plus le Docteur qu’Allah? C’est cette prière qui nous fait respirer, c’est cette prière qui nous empêche de nous noyer dans nos vices, pêchés et épreuves. On ne prie pas quand ça nous arrange. Derrière ces contraintes de temps, se cachent des sagesses et des bienfaits que seul Allah connait, et on doit s’y plier afin d’être apaisé et cheminer vers le bonheur.

2) Les douaas / le dhikr (invocations et évocations d’Allah)

Si la salât est comme l’oxygène pour nos coeurs, les évocations et invocations sont comme les aliments et vitamines de nos coeurs. Cela permet de maintenir son coeur en bonne santé, de purifier constamment ses intentions, nous éloigne des pêchés, et ceux même dans les périodes où l’on ne peut pas prier. Ca ne demande aucune énergie, c’est gratuit, on peut le faire du fond de notre lit, et pourtant les gens ignorent cette solution et en cherche d’autres. Le principal est d’être constant. La religion ce n’est pas tout ou rien. Même si l’on fait un peu, c’est déjà bien. Oustadha Yasmin recommande le livre « The Fortress of Muslim » et l’application « My douaa ».

3) Al Qor’an

S’attarder sur la parole d’Allah, la lire quotidiennement, essayer de la comprendre, l’appliquer.

I CHANGED

Quand on souffre, cela nous montre que l’on doit changer, qu’il faut cesser certaines choses, établir de nouvelles règles, prendre de meilleures habitudes. Alors comment ?

  1. Par les remèdes de notre coeur: salat, qor’an, dhikr, douaa
  2. Remettre Allah au centre de notre coeur
  3. Si on y arrive, faire le surrérogatoire: jeûner la sunna du prophète, étudier la sira, le tafsir, des cercles d’évocation.

Aussi, concentrez-vous sur vous-même: il faut commencer par changer soi-même avant d’espérer changer les autres, sa famille, son entourage, la société, le monde. Quand on est dans un avion, on commence d’abord par mettre son masque d’oxygène avant de pouvoir aider les autres.

Fi dounia, c’est la même chose, concentrez-vous sur vos coeurs avant celui des autres. Vous serez déjà un exemple et initierez de cette manière le changement des autres.

Allahu a3lam, seul Allah sait mieux.

4 Comments
  • 1 décembre 2019
    reply
    Sousou

    Merci d’avoir pris le temps de rédiger le résumé de cette conférence !
    Baraka Allahou Fik
    Qu’Allah te récompense grandement dans l’autre monde 🙏

  • 2 décembre 2019
    reply
    Zaynab

    Magnifique machaAllah

  • 2 décembre 2019
    reply
    Djaffer yacine

    Merci ce résumé traduit le véritable guide pour l’islam et la foi

  • 7 décembre 2019
    reply
    R

    Merci !

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